Thread : une #guerre mondiale "salvatrice" ?
En quelques mois, les taux d'intérêts des emprunts à 10 ans de la France et des États-Unis sont remontés de plus de 1%.
Une remontée des taux hors du contrôle des banques centrales aura des conséquences dramatiques sur l'économie...
En quelques mois, les taux d'intérêts des emprunts à 10 ans de la France et des États-Unis sont remontés de plus de 1%.
Une remontée des taux hors du contrôle des banques centrales aura des conséquences dramatiques sur l'économie...
Les premiers à être touchés par cette remontée des taux sont les États, et plus particulièrement les contribuables et les usagers des services publics.
Une hausse des taux signifie plus d'intérêts à payer dans le futur, et donc plus d'impôts et/ou moins de services publics !
Une hausse des taux signifie plus d'intérêts à payer dans le futur, et donc plus d'impôts et/ou moins de services publics !
Par exemple, quand la dette publique rapportée au PIB était de 60%, une remontée des taux de 1% signifiait à terme une charge de la dette annuelle qui augmente de 0.6% de la richesse créée.
Aujourd'hui, le taux d'endettement est de 120% : une hausse des taux de 1% est 2 fois plus lourde à supporter.
Pour l'État français, cela représente à terme 30 milliards d'euros de plus à payer par an en intérêts !
C'est la moitié du budget de l'éducation nationale!
Pour l'État français, cela représente à terme 30 milliards d'euros de plus à payer par an en intérêts !
C'est la moitié du budget de l'éducation nationale!
Il faut bien comprendre pourquoi j'écris "à terme", car la hausse des taux n'a pas d'impact sur les emprunts passés mais elle a un effet sur tous les emprunts à venir, notamment les dettes que nous devrons roller (emprunter à nouveau pour rembourser une dette arrivée à terme).
Maintenant que les ordres d'idées sont fixés, une hausse de 2% des taux d'intérêts nous coûtera l'équivalent du budget de l'éducation nationale par an ; une hausse de 3%, et c'est l'équivalent de l'impôt sur le revenu que nous devrions donner aux créanciers.
En ce qui concerne les ménages, les taux d'emprunts des États sont un peu les boussoles pour décider des taux d'intérêts des crédits immobiliers.
Certes les banques se financent au jour le jour auprès de la #BCE ou sur le marché interbancaire, mais quand elles octroient des crédits immobiliers elles prennent des risques sur les taux d'intérêt à long terme. Les dettes des États sont alors une référence pour les banques.
Si les pertes comptables des dettes détenues par la Banque de France sont plus importantes que les intérêts encaissés, est-ce que l'État devra mettre la main à la poche pour couvrir les pertes en tant qu'unique actionnaire ?
La #BCE est à la fois juge et partie quant aux décisions de politique monétaire. Cette situation pose un problème : est-ce que la BCE prendra les meilleures décisions dans l'intérêt des Européens sachant que si elle s'attaque à l'inflation, elle accentuera ses pertes comptables !
Mais une hausse des taux peut surtout entraîner une baisse de la valorisation des actifs détenus par les investisseurs qui utilisent l'effet de levier. Parmi ces actifs, on retrouve d'abord les obligations, les actions, et l'immobilier.
La valeur de la garantie apportée en collatéral par ces investisseurs peut baisser et les obliger à vendre leurs actifs pour apporter les garanties nécessaires. On entrerait alors dans une spirale de baisse infernale dangereuse pour les marchés financiers.
La situation du système financier se détériore de plus en plus depuis 2008. Mais contrairement aux autres fois, les banques centrales n'ont plus les mains libres à cause de l'inflation : elles ne peuvent plus baisser les taux ou appuyer sur le clavier pour injecter des milliards.
Si les banques centrales maintiennent les taux bas et si elles impriment toujours plus de monnaie à partir de rien, c'est une hyper inflation que nous risquons de vivre, et la confiance en la "monnaie dette" qui risque de s'effondrer !
Les banques centrales sont à une petite distance du ravin et elles risquent d'entraîner tout le monde avec elles.
À moins qu'une guerre mondiale vienne les sauver et leur donner des excuses pour masquer le fruit de leur mauvaise gestion des affaires monétaires...
À moins qu'une guerre mondiale vienne les sauver et leur donner des excuses pour masquer le fruit de leur mauvaise gestion des affaires monétaires...
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