Les origines criminelles de la crise des subprimes.
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Avant tout, un rappel théorique sur ce qu'est la titrisation est de mise.
La titrisation, tout le monde à déjà entendu ce terme qui a martelé nos esprit durant la crise des subprimes de 2008.
La titrisation, tout le monde à déjà entendu ce terme qui a martelé nos esprit durant la crise des subprimes de 2008.
C’est en effet ce mécanisme qui est en cause de l’une des pires crises économiques de l’histoire.
Mais qu’est ce que la titrisation?
Comme nous le savons, un investisseur n’a aucun intérêt à miser sur un actif peu liquide.
Mais qu’est ce que la titrisation?
Comme nous le savons, un investisseur n’a aucun intérêt à miser sur un actif peu liquide.
l’objectif est donc de transformer par exemple des crédits bancaires en titres financiers pour les revendre plus facilement à un ou plusieurs investisseurs… Vous voyez la décomposition en tranche arriver et notre ami le fameux subprimes ou CDO?
La titrisation est apparue dans les années 70 aux États-Unis. Au départ peu réglementée, elle pose principalement des problèmes de transparence.
La crise de 2008 pose sa genèse dès les années 2000 lorsque les banques américaines ont accordé des crédits immobiliers à des personnes dont la situation financière ne le permettait pas.
Logiquement, ces crédits présentaient un fort risque de ne pas être remboursés, d’où leur dénomination de “subprimes”.
C’est à la suite d’achat et de vente entre divers institutions que ces crédits se sont retrouvés disséminés dans le système financier mondial. Mais le pire n’est pas là. Ces titres à haut risque étaient souvent bien notés par les agences de notation.
Enfin, lorsque de nombreux particuliers en situation difficile ont commencé à ne plus pouvoir rembourser leur crédit. Les détenteurs n’ont pu être payés et la valeur de ces titres à vu sa valeur chuter en flèche.
Pourtant malgré une mauvaise image, la titrisation peut présenter des avantages pour l’économie.
Les banques peuvent en effet retrouver une marge de manœuvre et accorder de nouveaux crédits en vendant une partie de leur portefeuille de prêts.
Les banques peuvent en effet retrouver une marge de manœuvre et accorder de nouveaux crédits en vendant une partie de leur portefeuille de prêts.
Aujourd’hui la titrisation est bien plus régulée et nous avons vu l’apparition par exemple du Label “STS’ simples, transparentes et standardisées”.
Cela permet donc un meilleur contrôle des opérations et une meilleure information pour les investisseurs. Le risque systémique est donc drastiquement diminué.
Il existe différent acteurs qui interviennent dans la titrisation d’un actif:
Il existe différent acteurs qui interviennent dans la titrisation d’un actif:
• Le cédant est l’organisme qui est à l’origine des créances cédées. C’est le plus souvent une banque
• Le Special Purpose Vehicle qui a un rôle d’intermédiaire entre le cédant et les investisseurs. Il peut proposer différents titres en termes de risque / rendement.
• Le Special Purpose Vehicle qui a un rôle d’intermédiaire entre le cédant et les investisseurs. Il peut proposer différents titres en termes de risque / rendement.
La théorie acquise il est temps de rentrer dans le vif du sujet:
La réalité criminelle dans la finance ne cesse de se perfectionner par des méthodes diverses.
Des transactions illégales aux diverses formes de fraudes, les zones non réglementées du système financier sont un terrain fertile pour les activités criminelles.
Des transactions illégales aux diverses formes de fraudes, les zones non réglementées du système financier sont un terrain fertile pour les activités criminelles.
Au delà des criminels de la finance, le financement du terrorisme joue une place non négligable sein des banques. Régionales comme internationales.
La pertinence et la nécessité de la connaissance du client (KYC Know your Customer) est de plus en plus rigoureuse dans le schéma interne de ces institutions.
On constate ainsi une très forte évolution franchement inquiétante de la menace du crime financier.
Ajouté à cela des banques européennes qui peine à se remettre des crises de 2008 et 2011 le cocktail est plutôt explosif.
Ajouté à cela des banques européennes qui peine à se remettre des crises de 2008 et 2011 le cocktail est plutôt explosif.
Nous allons aujourd’hui parler du risque le plus important lorsqu’il est systématique, la fraude.
Pour cela revenons sur la crise des subprimes qui est un cas d’école lorsqu’on parle de régulation et de criminalité.
Pour cela revenons sur la crise des subprimes qui est un cas d’école lorsqu’on parle de régulation et de criminalité.
C’est le rapport du Congrès des Etats-Unis qui a mis en lumière la prépondérance du Shadow Banking dans la formation des bulles immobilières et financières dans les années 90 et 2000.
Cependant l’explication par le crime d’une crise est un jeu dangereux tant le terrain est miné.
Cependant l’explication par le crime d’une crise est un jeu dangereux tant le terrain est miné.
Pourtant elle est puissante lorsqu’on ne tombe pas dans pièges du boucs émissaires ou la théorie du voyou providentiel.
L’intérêt est ici de montrer l'enchaînement des fraudes en série qui a conduit à la défaillance de tout un système.
L’intérêt est ici de montrer l'enchaînement des fraudes en série qui a conduit à la défaillance de tout un système.
Les subprimes étaient avant tout une escroquerie pour inciter les ménages modestes et vulnérables à contracter des prêts alors que leur situation financière ne le permettait pas.
Triste à dire, mais les minorités ethniques, les pauvres, handicapées et personnes âgées étaient de parfaite proie pour ces vendeurs de prêt peu scrupuleux.
Leur stratégie? Elle est simple.
Leur stratégie? Elle est simple.
Ils ne faisaient que miroiter du rêve en connaissant très bien les conséquences pour ces personnes.
Pire encore ces prêts qualifiés de “prêts neutrons” devait tuer les personnes tout en laissant intact les bâtiments.
Pire encore ces prêts qualifiés de “prêts neutrons” devait tuer les personnes tout en laissant intact les bâtiments.
Abus de confiance, escroqueries, abus de faiblesse… Toutes ces fraudes à première vue mineure ont engendré une crise systémique. Lorsque les prêts subprimes comportent pour au moins les 3/4 d’entre eux une fraude ce n’est pas étonnant.
C’est dans un second temps que la titrisation prend tout son sens dans cette crise.
Nous le savons, les crédits bancaires sont peu liquides et donc peu intéressants pour les investisseurs. Or lorsque vous transformez ces crédits en titres financiers le problème est résolu.
Nous le savons, les crédits bancaires sont peu liquides et donc peu intéressants pour les investisseurs. Or lorsque vous transformez ces crédits en titres financiers le problème est résolu.
Ainsi, vous pouvez vendre des prêts contractés par des particuliers au moyen de fraudes sur un marché liquide et ajouter à cela une note favorable de la part des agences de notation.
Les fondations de la crise étaient posées et la machine pouvait s’auto entretenir jusqu'à son implosion.
Mais c’est du passé, depuis que des méthodes de régulation ont été mises en place, et puis la titrisation est plutôt bonne pour l’économie n’est ce pas?
Et vous avez raison.
Mais c’est du passé, depuis que des méthodes de régulation ont été mises en place, et puis la titrisation est plutôt bonne pour l’économie n’est ce pas?
Et vous avez raison.
Il ne faut tout de même pas oublier que les potentielles dérives permanentes sont fortes.
Grâce à des flux transnationaux, opaques, numérisés, la finance est un univers qui vit au-delà des lois.
Grâce à des flux transnationaux, opaques, numérisés, la finance est un univers qui vit au-delà des lois.
Les crises sont un élément central du capitalisme. Sans elle il n’y aurait aucune évolution.
Mais les crises sont de plus en plus brutales et la dérégulation des marchés depuis les années 80 n’aide pas.
Mais les crises sont de plus en plus brutales et la dérégulation des marchés depuis les années 80 n’aide pas.
Les fraudes jouent un rôle majeur dans les crises par des causes immédiates comme la crise des subprime qui fut un facteur de déclenchement mais aussi par des facteur moteur relevant de problématique structurelle du système.
Enfin, la finance de l’ombre et ses activités seront très probablement au cœur des crises à venir.
Ainsi, les questions de régulations ne devraient pas globalement porter sur la transparence et la sécurité des transaction mais plutôt sur la suppression des fraudes qui, à un niveau macro peut engendrer des répercussions colossales.
Merci de votre lecture
Peace.
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