Le shaykh étudie auprès de son père ainsi que d'un juge érudit, avant de rejoindre la capitale scientifique et son symbole : Al-Qarawiyyine
Il assiste aux cours des maîtres des lieu, dont le fameux érudit de Fès et de l'extrême Maghreb : Mohammad Ibn Al-Madany Gannoun (m. 1302).
Il assiste aux cours des maîtres des lieu, dont le fameux érudit de Fès et de l'extrême Maghreb : Mohammad Ibn Al-Madany Gannoun (m. 1302).
Ces rassemblements organisés par le ministre BāHammād et auxquels assistent plusieurs savants verront notre shaykh Ibn Al-Qorshy s'illustrer par son abondant savoir ainsi que sa maîtrise du fiqh et des sciences religieuses.
Un autre évènement propulsera la notoriété du docte.
Un autre évènement propulsera la notoriété du docte.
Une terrible affaire d'empoisonnement d'un homme par sa femme secoua la ville de Fès.
Les fatwas des savants et des juges divergèrent et l'un d'eux au moins reçut des pots-de-vin.
Ibn Al-Qorshy se distingua largement. Suite à ce fait, il est nommé juge dans la ville impériale.
Les fatwas des savants et des juges divergèrent et l'un d'eux au moins reçut des pots-de-vin.
Ibn Al-Qorshy se distingua largement. Suite à ce fait, il est nommé juge dans la ville impériale.
Son honnêteté et sa fermeté furent saluées, il ne cédait à aucune pression. Au point d'écrire au calife du sultan à Fès :
"S'agissant des plaintes et des affaires de justice, je n'accorde aucune importance à votre personne et vos ordres. Wassalām."
"S'agissant des plaintes et des affaires de justice, je n'accorde aucune importance à votre personne et vos ordres. Wassalām."
Fermement opposé au charlatanisme, et en particulier celui de certains chefs de zaouïas, il envoya ses disciples demander au savant et chef soufi Mohammad Al-Kattāny qui était entré à Fès au sein d'un énorme cortège : *Sont-ce là les manières des émirs ou celles des savants ?"
Concernant ce shaykh soufi et sa confrérie, Ibn Al-Qorchy écrivit au Sultan 'Abd Al-'Azīz :
" La 'aqīda de cet homme est corrompue, il faut montrer ses défauts et se prémunir contre sa rébellion".
Il fut alors convoqué à Marrakech pour s'expliquer devant des savants.
" La 'aqīda de cet homme est corrompue, il faut montrer ses défauts et se prémunir contre sa rébellion".
Il fut alors convoqué à Marrakech pour s'expliquer devant des savants.
À Fès, Ibn Al-Qorchy et deux juges interrogent son père :
Pourquoi prétends-tu, entre-autres, que :
Ton fils est pur et peut guider la prière sans ablutions ?
Ton fils a porté le Prophète à Sidrat al-mountahā ?
Le fils reviendra sur ce qui lui est reproché.
Pourquoi prétends-tu, entre-autres, que :
Ton fils est pur et peut guider la prière sans ablutions ?
Ton fils a porté le Prophète à Sidrat al-mountahā ?
Le fils reviendra sur ce qui lui est reproché.
En raison de son intransigeance, il est démis de son poste et envoyé à Marrakech pour enseigner.
Il lance au ministre BāHammād : "Vous m'avez nommé sans demande et muté sans motif, ai-je pris de l'argent ou faussé un verdict ? La vérité sera certes dévoilée le Jour du jugement."
Il lance au ministre BāHammād : "Vous m'avez nommé sans demande et muté sans motif, ai-je pris de l'argent ou faussé un verdict ? La vérité sera certes dévoilée le Jour du jugement."
Puis il est désigné inspecteur de juges et des responsables des fondations religieuses, mais il demande sa démission après y avoir constaté de la corruption.
À Marrakech, il enseigne et règle des affaires de justice compliquées qui étaient restées sans solution.
À Marrakech, il enseigne et règle des affaires de justice compliquées qui étaient restées sans solution.
Avant cela, il avait refusé de signer ce maudit Dhahir berbère, malgré l'utilisation de toutes les formes de pression sur lui.
Il était catégorique :
"Quant à moi, je ne substituerai pas la Loi d'Allah par des coutumes, même si le ciel venait s'abattre sur la Terre."
Il était catégorique :
"Quant à moi, je ne substituerai pas la Loi d'Allah par des coutumes, même si le ciel venait s'abattre sur la Terre."
Un jour, il donnait cours aux Qarawiyyine. Un homme arriva et se mit à l'observer longuement.
Étonné, le shaykh demanda : Que fais-tu ?
L'homme répondit : Si l'on n'observe pas nos savants, qui va-t-on contempler ?
L'humble savant rétorqua : eux, eux.
Càd : moi je ne suis rien.
Étonné, le shaykh demanda : Que fais-tu ?
L'homme répondit : Si l'on n'observe pas nos savants, qui va-t-on contempler ?
L'humble savant rétorqua : eux, eux.
Càd : moi je ne suis rien.
Le shaykh avait l'habitude d'accomplir salāt Al-Fajr dans la mosquée Mawlay Idriss près de chez lui.
Constatant que la masse des gens fit de même, il décida d'aller l'accomplir aux Qarawiyyine, par crainte qu'ils ne croient qu'un mérite particulier est accordé à Mawlay Idriss
Constatant que la masse des gens fit de même, il décida d'aller l'accomplir aux Qarawiyyine, par crainte qu'ils ne croient qu'un mérite particulier est accordé à Mawlay Idriss
Au cours de la salāt, la pluie s'abat violemment sur la ville et les fidèles ne purent même pas la finir.
D'où l'expression utilisée par les habitants de Fès :
"Khrej BelQorshy, ghreq koulshy"
"Ibn Al-Qorshy est sorti, et ce fut l'inondation"
D'où l'expression utilisée par les habitants de Fès :
"Khrej BelQorshy, ghreq koulshy"
"Ibn Al-Qorshy est sorti, et ce fut l'inondation"
Ce grand savant s'est marié deux fois, mais n'a pas eu d'enfant.
Il se contenta de son fidèle disciple, le fils de sa deuxième femme, Ahmad Shubayhy, qui deviendra un grand savant du Maroc et qui lui consacrera une biographie :
"إرشاد الراغب المنشي إلى ترجمة أبي زيد ابن القرشي"
Il se contenta de son fidèle disciple, le fils de sa deuxième femme, Ahmad Shubayhy, qui deviendra un grand savant du Maroc et qui lui consacrera une biographie :
"إرشاد الراغب المنشي إلى ترجمة أبي زيد ابن القرشي"
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